Mon premier coup de blues en voyage

Coup de blues en voyage

Aujourd’hui, cela fait plus de 6 mois que je suis partie au bout du monde, avec pour seul plan de traverser les Amériques du Sud au Nord. J’ai atterri à Ushuaia, par des heureux hasard, je me suis retrouvée en Antarctique à bord d’un navire de l’Armada Chilienne, j’ai écumé les plus beaux coins de la Patagonie… Mais voilà, aujourd’hui, à même pas un dixième de mon projet, j’ai mon premier coup de blues en voyage.

La réalité du voyage au long cours

Oui, je vous fais rêver avec mes aventures, je sais ! C’est le lot de tous les voyageurs au long cours : on s’attire jalousie et admiration. Et sur ce blog, je ne partage d’habitude que les bons moments, les beaux endroits. Les magnifiques expériences, celles qui font vibrer, qui me font continuer. Mais au delà de tout ça, il y a évidemment des côtés moins roses : voyager au long cours, ce n’est pas une autre manière de prendre ses vacances.

Voyager au long cours, c’est changer son mode de vie.

coup de blues en voyage
Pour partir en Antarctique, j’ai par exemple attendu deux mois, travaillant volontairement (pour pas un sou) dans deux hostels à la pointe sud du Chili. Sans savoir si j’allais partir ou non. Avec cela vient son lot d’incertitudes, de baisse de confiance en soi, en son projet.
Pour voyager moins cher, je travaille volontairement dans les endroits que je visite. Et parfois, ça se passe mal. Je fais du stop, et parfois, j’attends des heures, dans le froid ou la pluie. Mais au final, j’arrive toujours à retrouver le sourire.
coup de blues en voyage

Comment je vis…mon premier coup de blues en voyage

Il paraît qu’il « faut bien que ça arrive ». On dit que c’est « normal au bout d’un moment ». Oui, mais comme tout le monde, j’aimerais bien que ça n’arrive qu’aux autres. Et c’est entre autre pour cela que j’ai plus d’un mois de retard, géographiquement, sur mes articles.
Il y a un mois, je me séparais géographiquement de mon compagnon de 3 mois de voyage. Bien, c’est une occasion de ressortir de ma zone de confort !

Quelques jours plus tard, j’apprenais que j’avais une dette en France, qui atteint aujourd’hui… La quasi totalité de mes économies de voyage.

Ma réaction quand j’ai vu le montant…

Cette fois-ci, je dois l’accepter. J’ai réalisé que je vivais mon premier coup de blues en voyage lorsqu’en passant devant une “fromagerie”, j’ai pleuré en voyant que je n’avais pas les moyens de me payer un faux reblochon.

Comment je gère mon premier coup de blues en voyage

Bon, c’est pas tout, mais il faut trouver une solution maintenant.
coup de blues en voyage

Et lever la tête !

  • Prendre un billet retour avec l’argent restant et retrouver un boulot pépère à la maison ?
    Pour l’instant il en est hors de question, si loin de mon objectif.
  • Voyager sans argent ?
    Est-ce possible en offrant des services, sans devenir un begpacker ? Je commence à y penser, et je recherche ce que je peux offrir en échange.
  • Chercher un boulot là où je suis actuellement ?
    C’est en cours. Mais compliqué.
  • Recommencer un télé-travail ?
    Si vous avez des pistes, en rédaction, traduction français/anglais/espagnol ou graphisme, n’hésitez-pas à me contacter en privé ! (sérieux, hein)

Il est temps d’aller de l’avant. Aussi, je lève la tête, pour voir les solutions, et surtout les tenter. Regarder autour de soi, et observer la générosité des inconnus qui me logent, ici, actuellement à San Martin de los Andes. Qui me font découvrir les environs et se démènent pour me trouver des contacts qui ont un éventuel job à proposer… Et aussi voir l’amour et le soutien à distance des amis de la maison, et de la route. Et de se concentrer sur les incroyables merveilles que je continue à trouver sur mon chemin…

Et vous, que faites-vous quand vous avez un coup de blues en voyage ?

Épingle-moi !

15 Comments on “Mon premier coup de blues en voyage

  1. Je pense à toi ma jolie Nastasia, courage <3 ! Tout fini toujours par s'arranger! Je sais que tu es une battante, tu iras au bout de ton projet.
    Je t'embrasse bien fort là où tu es, et t'envoie un max de bonnes ondes!

    • Merci belle Marion, ça me touche <3 !! Je fais tout pour aller au bout. Et je prends les bonnes ondes ! à vite !

  2. Courage mon grand père disait Toujours. Il n’y a pas de problème… que des solutions…. tu vas trouver !!!
    John Dee

    • Merci 🙂 c’est en cours ! La rédaction de cet article est peut-être aussi une partie du processus ! Je vais trouver 🙂

  3. Allez ça va passer ma belle, c’est normal en effet un ptit coup de blues de temps en temps mais c’est pour encore mieux apprécier le merveilleux voyage que tu fais 😆
    Si tu veux je te parle d’ici de la tension constante qui règne dans le pays, du temps pourri…t’en veux encore ? 😉 gros bisous et à très vite ! 😙

    • HAhahaha ! J’vois assez ce qu’il se passe sur facebook niveau tension… Et niveau temps pourri, je suis servie ! Je te rappelle que je viens de passer (oui ok bon c’est mon choix) un automne européen, un été antarctique (ou hiver), un été sud patagonien (ou automne) et là je suis en automne… dans le nord de la Patagonie ! J’ai peut-être juste besoin de vitamine D !
      Gros bisous !!

  4. Je ne sais pas vraiment quels mots t’écrire pour te dire que tout ira bien alors, en plus des buenas vibras que je t’envoie, je me dis que tu pourrais penser qu’il y a des situations pires que la tienne: la mienne par exemple. Et oui, je viens de me découvrir une intolérance au lactose donc lors de mon prochain coup de mou je ne pourrais même pas vendre un rein pour m’acheter du faux roquefort 😉

    J’ai le même projet que toi et je suis à Valparaíso pour l’instant. En tant que grande optimiste fauchée je me dis que tant que nos problèmes restent financiers ce ne sont pas vraiment des problèmes.
    Au contraire, tu vas peut-être te découvrir de nouvelles passions, de nouveaux projets, de nouveaux talents et ça, c’est plutôt chouette!

    Profite à fond de ton rêve: la route pour l’Alaska est encore longue!

    • Merci Céline pour ton soutien…
      Et tu sais pour ta découverte de ton intolérance au lactose, moi ça fait des lustres que je le suis… ça m’a pas empêché de pleurer devant le faux reblochon car si j’y avais accès je m’en ferais mal au ventre sans hésiter juste pour ce réconfort… aaaaaah !
      C’est con que ce soit du faux roquefort qu’ils vendent ici : le vrai contient du lait de brebis, beaucoup moins fort en lactose !
      Mais revenons à nos moutons (bêêêêêêh) !
      Je me dirige vers Valparaíso, tu y restes combien de temps ? ça peut être fun de se rencontrer ! Je vais d’ailleurs y chercher un job si je peux !

      • Je pars mardi matin, en direction d’ailleurs. Je ne sais pas encore où je vais aller mais j’y vais de bon train et de bonne humeur !

        Valpo est une ville vraiment géniale. Si tu y trouves du boulot et que tu as l’occasion d’y rester tu vas certainement vivre une très belle expérience.

        Bonne chance pour la suite et on se retrouvera peut-être ailleurs sur la route 🙂

  5. Salut Tazouille,

    Ma recette quand j’ai l’impression d’être a terre:
    Tu t’isoles et tu pleures un bon coup ou prends un grosse cuite (voir les 2), le slpeen c’est aussi être vivant.
    Une fois les bad vibes purgées, tu penses a tous les bons trucs que tu as vécu jusqu’ici et tu remontes la pente.
    Pour la tune, ça va t’arriver encore plein de fois les emmerdes, on fini par s’habituer.

    Reste en mouvement, ça va rouler tout seul,
    gros hugs

    • Hey le Gégé !
      C’est exactement la recette que j’applique. Et je me remets en mouvement !
      J’prends les hugs !!!
      Des bisous.

  6. est-ce que toute ma tendresse de maman peut t’aider ? en tout cas sache que je suis à fond pour t’encourager dans ce que tu accomplis , et je ne peux que te dire ce que tout le monde dit à Gaby : Forza !!! gros bisous !

    • J’avance, j’avance ! On va y arriver !

  7. Salut ma belle,

    Y’a rien de facile et fort heureusement car sinon le moindre travers deviendrait une folie insurmontable à gérer. Je lis tes confidences un peu tard, et t’apportes à nouveau mon soutien et mon amour. Je dois faire parti des rares qui ont eu la chance de t’avoir parler par skype et je sais que tous ces questionnements sur ton avenir incertain ne sont pas simple à résoudre. J’espère sincèrement que cela c’est arrangé. Si ce n’est pas le cas, je souhaite que cela s’arrange.
    Avec tout mon amour…

    • C’est en cours d’arrangement. Au niveau soutien moral, j’ai réussi à trouver des amis, et ça fait du bien. Au niveau finances, je traque toutes les pistes possibles et je les épuise jusqu’à l’os !
      On va voir ce que ça donne.
      J’me sens moins désespérée à présent, j’avance peu à peu !
      Tout plein d’amour ma belle Océanne

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