Puerto Natales, Torres del Paine et retour en Argentine

Torres del Paine - Laguna Amarga

Non ! Je n’ai pas perdu le nord !
Je décide de le prendre à présent, enfin, après cette aventure des plus australes en Antarctique. Depuis Punta Arenas, j’ai dégainé mon pouce pour aller trois heures de route plus haut, encore une fois, à Puerto Natales, et enfin découvrir Torres del Paine.

Puerto Natales : porte d’entrée de Torres del Paine

Puerto Natales est une petite ville, à une bonne centaine de kilomètres du parc National mondialement réputé Torres del Paine.
Puerto Natales
Elle ne présente pas grand intérêt pour l’instant, à part pour s’y reposer avant ou après avoir randonné plusieurs jours (et faire le plein de bouffe avant la rando). Cependant, un tourisme de navigation autour des fjords s’y développe peu à peu et ça, ça peut être classe !
Puerto Natales
Puerto Natales
Puerto Natales

Petite balade au bord du canal d’Esperanza

On se retrouve au Basecamp (avec une tonne de Gringos) pour déguster les bières les moins chères et parler trekking.
Après de chaleureuses retrouvailles avec mes anciens collègues de l’hostel Treehouse, je reprends mon ami pouce, en direction de…

Torres del Paine – Torres del Gaine

Bon, je vais pas vous faire un dessin. Ce parc naturel est le plus connu de toute la Patagonie. Et c’est pas pour rien : les « torres » sont un joyau de la nature.
Torres del Paine

Voyez vous-mêmes.

Mais aujourd’hui, il souffre de sa réputation : le touriste paye 21000 pesos (30€) l’entrée, et le moindre transport interne coûte 3000 pesos (5€) (le pouce est vraiment mon meilleur ami). Si on ne réserve pas les campings gratuits (à travers une interface horrible) à l’avance, il est quasiment impossible de randonner sur les circuits de plusieurs jours. Et on paye le droit de poser une tente 18000$(26€) par personne pour une nuit.
Ne parlons même pas du prix d’une consommation ou d’un sachet de nouilles instantanées.
Alors oui, c’est extrêmement cher. Mais c’est un moyen de réguler le flux de touristes abominablement grand qui déferle chaque année, donc dans un sens… je pense que c’est nécessaire.
Comme vous le savez, je ne suis pas une grande fan de la planification. Alors, j’ai décidé que j’avais vu assez de glace en Antarctique, et de manquer le fameux glacier Grey.
 Torres del Paine - Los Cuernos
 Torres del Paine - Los Cuernos
 Torres del Paine - Los Cuernos

Mais j’ai tout de même fait une rando d’une petite journée direction « los Cuernos »…

 Torres del Paine

et une autre pour voir de mes propres yeux les fameuses Torres.

C’est disneyland pour redescendre, mais la journée était incroyablement belle, et la vue époustouflante.

Camping sauvage et direction l’Argentine

Le deuxième soir, il était hors de question pour moi de me faire volerpayer 18000 la nuit.
Aussi, j’ai posé la tente au bord d’une lagune, à l’extérieur du parc. On est venu me réprimander, mais trop tard pour que je bouge.
Torres del Paine - Laguna Amarga

J’ai tout de même passé la nuit là; accompagnée de flamants roses, et d’un coucher de soleil absolument ravissant sur les Torres.

Le lendemain matin, les tours ont disparu derrière une couche opaque de nuages.
Je dégaine vainement mon pouce, marche 6km jusqu’au croisement suivant en compagnie de Guanacos et fatigue un peu. Je décide patienter avec un maté. Comme par hasard, à ce moment là un van arrive et ouvre sa porte arrière : j’ai mon ride jusqu’à la frontière, en compagnie de trois chiliens, leur chien, et d’autres autostoppeurs !
Guanaco on the road

En plus, y’a plein de Guanacos…

Passage de la frontière à San Guillermo – Cerro Castillo

Je passe la douane Chilienne au village de Cerro Castillo, en espérant me faire ramasser en stop pour traverser les 8km de pampa qui la séparent de l’Argentine. Mais apparemment, je dois m’avaler un peu plus de marche ! Heureusement, la Patagonie m’a offert l’une de ses rares journées ensoleillées et surtout sans vent.
Guanaco On the Road

Et les Guanacos ne s’en plaignent pas.

Lors de mon arrivée à la douane argentine de San Guillermo, j’ai vécu le meilleur passage de frontière de ma vie (pour le moment).
Un premier douanier me demande de sortir ma petite guitare. Je m’exécute : une housse d’instrument peut cacher une arme, en effet…

« Joue, maintenant ! Allez, on se fait chier ici ! »
– Sérieux ? »
– Ouais, regarde ! »
me fait-il en me montrant les autres douaniers derrière les bureaux.
L’un deux dégaine sa propre guitare et sort par la porte de derrière : me voilà jammant avec des douaniers argentins; pendant quelques minutes, avant l’arrivée du prochain bus passant la frontière !

Je reste un peu plus longtemps, mais il était déjà tard. Je décide de repousser les 200km de pouce jusqu’à El Calafate au lendemain matin. Les douaniers me conseillent de toquer à la porte de la ferme, un peu plus bas, ce que je fis. Et j’y ai trouvé gite sommaire, couvert et douche chaude. De quoi me requinquer pour la suite !

Épingle-moi !!

Torres del Paine

2 Comments on “Puerto Natales, Torres del Paine et retour en Argentine

  1. Excellente l’anecdote avec les douaniers !!!
    Je savais que le coin était cher mais je n’en connaissais pas les détails. Ça décourage c’est certain, m’enfin comme tu dis ce n’est peut être pas plus mal en fin de compte.

    • C’est plutôt fou, ce sont les douaniers les plus sympas que j’ai rencontrés, et je ne pouvais pas me passer de vous raconter cette histoire !
      Cette expérience méritait presque un article à elle seule…

      Oui, Torres del Paine est une usine. J’ai été émerveillée par le paysage, mais découragée par la foule… je pense que c’est un must-see, mais à quel prix pour la nature ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *